1. Cf. de l'auteur, "Le projet de la ville coloniale de Constantine comme figure de la modernité romantique", communication présentée au Séminaire international sur les villes maghrébines et les traditions culturelles, Institut d'Architecture de Sétif, Université de Sétif, 9-12 Avril 1993.[*]
2. Cf. "La ville coloniale comme figure du viol et de la violence, profanation de la mémoire indigène", communication de l'auteur présentée au IIème Congrès Mondial de Philosophie sur la Violence et la coexistence humaine, Section "Modernité et esthétique", Département de Philosophie/ Université de Montréal, Montréal, 9-13 Juillet 1992.[*]
3. Jean-Robert Henry, "La France au miroir de l'Algérie" in Autrement: La mémoire, no. 38, 1982, p. 17[*]
4. Cf. Eco, Umberto, "Rationalisme et irrationalisme" in Encyclopedia Universalis. [*]
5. Représentations construites à partir de l'histoire occidentale des maux et des fléaux dans la Cité.[*]
6. A ce titre, nous pouvons remarquer le flou et l'ambiguïté qui semblent souvent caractériser les limites entre quartiers indigènes et quartiers européens, lignes de partage plus ou moins rigides entre ces "deux mondes compartimentés ", pour reprendre l'expression de Franz Fanon. Voir, par exemple, les espaces situés en arrière des immeubles de la rue Impériale, aujourd'hui rue Larbi Ben M'Hidi, et en arrière du théâtre de Constantine, dans lesquels nous pouvons éprouver comme un sentiment d'entre-deux et d'ambivalence.[*]
7. Potentialités telles que manifestées à travers l'"urbanisation spontanée". Si dans les discours officiels et technocratiques, la notion du "spontané" appliquée au bâti a le plus souvent une connotation péjorative, nous considérons les productions de formes architecturales qui en sont issues comme résultantes contemporaines de la réinterprétation populaire du patrimoine architectural et comme porteuses des aspirations sociales. [*]
8. Thèmes appartenant à la Doxa et à l'épistémè constitués à partir de la recherche des équivalences et des similitudes possibles et sécurisantes entre ville "orientale" et ville européenne. Cf. Bichara Khader,"De la médina à la ville", in International foundation for development alternatives, Ifda dossier n. 4, juillet- août 1984, pp. 65-66.[*]
9. Depuis quelques années déjà, certains se sont attachés à mettre en évidence la persistance du modèle de l'"aménagement" colonial de la ville et du territoire et de son savoir-faire dans les pratiques "algériennes" de production de l'espace. Cf. Marié, Michel, "Mémoires d'amnésie" in Milieux, no. 33, 1988. Cf. aussi Cornaton, Les regroupements de la décolonisation en Algérie, coll. Développement et civilisations, éd. Ouvrières, Paris, 1967, et plus généralement, G. Massiah, J.-F Tribillion, Villes en développement: essai sur les politiques urbaines dans le Tiers-Monde, éd. de la Découverte, Paris, 1988.[*]
10. Processus qui a transformé le monde en un immense village (Mac Luhan). Cf. au paradoxe de la modernité tel que discuté par Paul Ricoeur dans La civilisation universelle et les cultures nationales, 1962.[*]
11. Cf. Nezzar El Sayyad, "Open public spaces" in The Journal of architecture and planning research, 4: 2, 1987, p. 117[*]
12. Dans cette vision économiciste du développement, le choix de l'industrie lourde comme moteur de développement n'a assurément pas été basé sur de réelles et fines évaluations des effets engendrés. Cf. Gauthier De Villiers, L'État démiurge. Le cas algérien, L'Harmattan, 1987; Mohammed Harbi, L'Algérie et son destin, Arcantères, Paris, 1992.[*]
13. Cette crise, permettant la critique des institutions et des politiques d'aménagement du territoire et de la ville mises en oeuvres, est liée à l'impasse de la vision prospective, et donc, des modèles de développement de la société et de son espace. Cf. Russo, H. "La planification en crises: 1965-1980" in Actes de la table-ronde de l'I.T.H.P., Paris, éd. C.N.R.S., 1988 et Soubeyran, Olivier, "Vingt ans déjà: un retour à la case départ" in Cahiers de la géographie du Québec, vol. 32, n. 87, Déc. 1988.[*]
14. Qu'il serait par ailleurs très intéressant d'approfondir.[*]
15. Venturi voit dans la culture occidentale, diversifiée, volatile et donc pluraliste, et la culture des pays du tiers-monde, une diversité similaire de genre mais différente dans les degrés. Il relie ainsi la crise de l'architecture régionale aux problèmes fondamentaux de l'architecture universelle. Cf. R. Venturi in Rifaat Chadirji, Towards an regionalized international architecture: concepts and influences, éd. K.P.I., London, 1986, p. 5[*]
16. Cf. Vattimo (sous la direction de), La sécularisation de la pensée, Seuil, Paris, 1988.[*]
17. Cf. Bensmaîl Belkacem, La psychiatrie d'aujourd'hui, Office des publications universitaires, 1993.[*]
18. Il suffit ainsi de suivre les événements pour réaliser les effets dramatiques de cette superposition-juxtaposition des fonctionnements, normes et valeurs inhérents à de tels grands modes de pensée.[*]
19. Cf. Miguel Angel Roca, "Notes du sud" in Techniques et architecture: Nord-Sud: identités critiques, no. 376, février-mars 1988.[*]
20. "(...) Ce qui manque aux algériens, c'est une relation harmonieuse avec leur histoire de jeune nation. Ce peuple, dont le combat en a inspiré tand d'autres, est obligé d'occulter les événements toujours frais dans la mémoire de toute une génération, en raison de conflits entre ses premiers dirigeants." Jean De la Guérivière in Le Monde du 11 octobre 1988. Cet article a suivi les tragiques événements que l'on sait, exprimant violemment une mal-vie chauffée à blanc par les rivalités du pouvoir. En plus d'une austérité d'autant insupportable que les promesses d'une vie meilleure se multipliaient, face à l'arrogance de la nomenklatura, une démographie galopante a saturé les villes d'une jeunesse laissé pour compte. Cf. Communication de l'auteur, Sens poétique, narration et images dialectiques du passé, Musée National A.Zabana, Oran, Mai 1993.[*]
21. Cf. Lucas et Vatin, op. cit.[*]
22. "Renouer avec l'Histoire (...) c'était aussi redonner au projet architectural une fonction de "révélateur" des mémoires, des traces, des lieux et des cultures présents de chaque site, dans chaque paysage." B. Huet, "Conversation autour de l'architecture urbaine "(propos recueillis par C. Béret) in Architectures en France. Modernité et post-modernité, Centre Georges Pompidou, éd. C.C.I., Paris, 1981, p. 48. Cf. aussi à C. Devilliers, "Projet urbain et mémoire de la ville" in Monuments historiques: Archéologie et projet urbain, no. 136, Déc. 1984-Janv. 1985.[*]
23. Cf. communication de l'auteur, "Déni des sciences humaines et sociales, enseignement et contrôle de l'architecture par l'Etat algérien. De l'imagination "pure" à l'imagination socialisée", Séminaire sur l'Enseignement des sciences humaines et de la société dans les écoles d'architecture, Ecole d'Architecture de Paris- La Défense/ Centre de Recherche sur l'Habitat, 19 Mai 1995. [*]
24. Milan Kundera, l'Art du roman, Gallimard, pp. 140-141. [*]
25. Kundera, op. cit., p. 134. [*]
26. Bourdieu en entretien avec H. Haacke, Libre-échange, 1993, p. 60.[*]
27. Cf. M. Heidegger, M. Weber, G. Simmel et W. Benjamin.[*]
28. La connaissance du passé étant un acte véritablement contemporain, dégager le rapport historique entre l'idée et le projet de la ville est, comme le souligne E. Guidoni, de toute première importance. Cf. aux travaux de M. Bloch et de W. Benjamin et Enrico Guidoni, "l'idée et le projet" in L'idée de la ville, Champs, 1986.[*]
29 Cf. J. -L. Cohen in Les métropoles des années 20, Musée des Beaux-Arts de Montréal, 1991.[*]
30. Cf. Brian Brace-Taylor, "Discontinuité planifiée, villes coloniales au Maroc" in Les cahiers de la recherche architecturale, no. 9, Paris, Janvier 1982.[*]
31. Ne devrait-on pas considérer les "reformulations exogènes" qui ont marqué le net passage d'une mise en ordre cosmique à une mise en ordre instrumentale de la ville comme l'expression émergente des pratiques d'urbanisme et de planification qui se sont développées pendant la colonisation et qui sont, de nos jours, reproduites malgré les discours officiels?. Cf. Paul Levy et M. Segaud. Paul Levy et M. Segaud, Anthropologie de l'espace, éd. C.C.I., coll. Alors, Paris, 1984.[*]
32. En assumant donc que la rationalité scientifique est un mythe qui participe d'une idéologie aliénante et réductrice, qu'il existe plusieurs façons de voir, et donc de faire l'histoire, nous avons choisi celle qui consiste à la narrer. Cf. H. Atlan, A tort et à raison. Intercritique de la science et du mythe, Seuil, Paris, 1986; Cornelius Castoriadis, Les carrefours du labyrinthe, Seuil, coll. esprit, Paris, 1978. Cf. Roger Chartier, "Le passé composé" in Traverses: Théâtres de la mémoire, no. 40, pp. 6-18 et Paul Ricoeur, Temps et récit, tome 1, éd. du Seuil, 1985.[*]
33. Cf. Susan Buck-Morss, The dialectic of seiing, M.I.T. Press, 1991[*]
34Sur ces dimensions, cf. M. Heidegger, "Pourquoi des poètes?" in Chemins qui ne mènent nulle part, traduction française de 1962; "Le langage de la poésie", repris dans Questions, 1968; C. De Potzamparc, "L'architecture est d'essence mythique" in Ville, Forme, Symbolique, Pouvoir, Projets, Mardaga, Bruxelles, 1986.[*]
35. "La forme de l'Urbs, écrit M. Cacciari, de la ville, est religieuse: des liens traditionnels en font un organisme, ses différentes fonctions ont un temps et un langage, elles ont des Fêtes par lesquelles sont mutuellement reconnues leur unité fondamentale, leurs racines communes. La ville exprime un Nomos - une loi, un ordre, une culture homogènes. Nomos signifie possession solide, lien étroit à la terre, partage défini des tâches et des biens." M. Cacciari, "Eupalinos ou l'architecture" in Critique: L'objet architecture, pp. 87-99.[*]
36. Nous nous accordons avec J. Castex pour dire que les études italiennes des années '50 et '60 ont suffisamment démontré la nécessité de l'analyse de la forme urbaine comme "condition du projet architectural" permettant de définir son lieu théorique.[*]
37. Nous entendons en première approximation par idéologie un système d'idées et de représentation contrôlée, rationalisée, de la réalité. Quelle meilleure définition de l'idéologie que celle qu'en donne Yves Bonnefoy:" Par idéologie j'entends, dit-il, l'usurpation de la véritable recherche scientifique par le besoin de systèmes qu'on puisse ériger en absolu, et substituer à ce que le vécu a de relatif, de contradictoire, de mortel. C'est un détournement de fragments entiers de savoir, parfois, au profit d'une forme qui ne satisfait qu'aux exigences d'un rêve." Y. Bonnefoy, "Y a-t-il une vérité poétique?" in Vérité poétique et vérité scientifique, p. 55.[*]
38. Yves Hersant, "Enjeux culturels" in Encyclopedia Universalis (Enjeux).[*]
39. "Ce sont les interactions entre peuples, cultures, classes et États qui ont tissé une unité elle-même plurielle et contradictoire". Edgar Morin cité par Yves Hersant, ibid.[*]
40. Morin cité par Hersant, op.cit.[*]
41. Cf. J.-P. Charnay, Les Contre-Orients ou comment penser l'Autre selon soi, éd. Sindbad, coll. La bibliothèque arabe, Paris, 1980, et particulièrement "Du dialogue islamo-chrétien au dialogue euro-arabe", pp. 166-178.[*]
42. Charnay, op. cit., p. 171.[*]
43. Charnay, op. cit., p. 172. [*]
Adress: Sadri Bensmaïl, Résidence Jean Zay, F-202, 92160- Antony, France. Tel.: (33. 1) 46 74 98 02.
© The author and Nordic Society for Middle Eastern Studies. Archived 24.9.95